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Le gaiardet, par Léon Masson      

Lou gaiardet,
maï, qu'es aquo ?

Alors que, pour beaucoup de nos lecteurs, le titre retrouvé de notre revue sonne agréablement à leurs oreilles, pour certains il est peut être une énigme. Qu'elle est sa signification ? A quoi correspond ce mot ?

Effectivement, pour celui qui n'a jamais assisté ou participé à une fête de la Saint-Eloi, à la cavalcade des chevaux enrubannés, il est difficile de faire un rapprochement entre notre titre et

Lou gaiardet, sabes touti, es la vèndo à l'encaro
doù colas vo doù arnescament doù proumié chivau de l'atalage...

Le gaiardet est le nom du collier et du harnachement décoré du premier cheval conduisant la cavalcade de plusieurs chevaux attelés en « flèche ». Ce collier et sa bride, à l'issue du défilé, sont vendus dans des enchères âprement disputées par les participants à la fête ; c'était un honneur de posséder pour une année cet emblème dans sa maison, emblème ici dessiné par Léon Masson pour illustrer l'édition de la revue Lou Gaiardet en 1983.
 

 la revue Le Gaiardet* et au site Simiane Demain, depuis l'origine, André Beaumond n'a cessé d'apporter son amicale, fidèle et experte collaboration qui a permis à tous les Simianais de retrouver ou de découvrir des éléments parfois oubliés de l'histoire de leur commune, ce qui avait d'autant plus de valeur qu'une partie importante des habitants n'en est pas originaire. Jusqu'en 2014, en effet, la revue a été distribuée gratuitement dans toutes les boîtes aux lettres, dans tous les quartiers, même les plus reculés.

Rappelons qu'après sa brutale disparition, Jean Machera, alors conseiller municipal et président de l'association Simiane Demain depuis sa création, a demandé qu'un lieu symbolique, une voie, par exemple, reçoive le nom d'André Beaumond. Il n'a malheureusement pas obtenu satisfaction de la municipalité.

D'autre part, pour des motivations qui lui appartiennent, sa famille a exprimé sa demande de nous empêcher de continuer à reproduire les nombreux textes qu'il a nous donnés. Seule la justice et ses plus hautes juridictions sont habilitées pour apprécier parfaitement les droits respectifs, notamment des éditeurs. Cependant, nous avons jugé que la mémoire de notre ami ne mérite pas un tel débat.

Ces textes sont signalés dans les sommaires que nous publions par ailleurs par la mention [Censuré par la famille].
 

 

* La première série de la revue, est parue de 1983 à 1990, municipale, la seconde de 2006 à 2014, associative, à l'initiative et propriété de Simiane Demain.
 
 

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